Nous proposons d’intervenir dans le cadre des bilans  et des accompagnements psychologiques. Voici notre manière de travailler:

 

Le bilan psychologique :

Le bilan que nous proposons est un acte préventif visant à détecter les difficultés potentielles des sportifs de haut niveau tout au long de leur carrière.

Le dernier arrêté du 13 juin 2016 relatif à la surveillance médicale des sportifs de haut niveau, Espoirs et des collectifs nationaux, expose l’obligation pour tous les sportifs de haut niveau inscrits sur les listes ministérielles, d’effectuer un bilan psychologique par an. Avant cette date, il y avait deux bilans obligatoires pour les mineurs.

L’arrêté du 16 juin 2006 explique que le bilan psychologique « est réalisé, lors d’un entretien spécifique par un médecin ou un psychologue sous responsabilité médicale. Ce bilan psychologique vise à détecter des difficultés psychopathologiques et des facteurs personnels et familiaux de vulnérabilité ou de protection ; prévenir des difficultés liées à l’activité sportive intensive ; orienter vers une prise en charge adaptée si besoin. »

Le bilan psychologique que nous proposons dure environ une heure et il est réalisé par une psychologue clinicienne. Il suit le protocole mis en place à l’INSEP à savoir :

  • La passation du Mini International Neuropsychiatric Interview afin d’explorer la présence éventuelle de troubles psychiatriques passés ou présents.
  • Un entretien clinique prenant en compte le projet sportif, les spécificités individuelles, les éléments de vie scolaires/ professionnels et familiaux ainsi que les particularités liées à la pratique du haut niveau.

Ce bilan est un acte préventif, consacré à l’écoute et à l’évaluation de la personne dans sa globalité, sportive et personnelle, visant à réduire les facteurs de risques psychopathologiques.

Le suivi psychologique :

trouver son équilibre : psychologie du sportIl est sollicité dans plusieurs types de situations.

  • Pour les adolescents, l’accompagnement psychologique s’avère notamment utile au moment de l’intégration dans une structure d’élite, lorsque cela suscite des interrogations et des renoncements nécessaires à l’optimisation de leur carrière sportive. Cette même période est celle de la construction identitaire où un remaniement psychique s’opère. Un soutien est souvent bénéfique.
  • Pour les adultes : Consacrer un temps de parole et d’élaboration avec un psychologue permet parfois de réguler des événements sportifs restés sans réponse : gestion de la rivalité, blessures, contre-performances, relations avec l’entraineur, fin de carrière…
  • Pour les athlètes en fin de carrière vivant mal ce changement de vie et de statut, l’accompagnement marque un temps nécessaire afin de faire le point sur son parcours et ses nouvelles envies afin de trouver un nouvel équilibre.
  • L’accompagnement psychologique est une manière efficace de faire un travail introspectif afin d’apprendre à mieux se connaitre et ainsi mieux comprendre ses réactions. Poser des mots sur ses ressentis permet de décharger émotionnellement son vécu pour, dans un second temps, trouver de nouvelles solutions aux situations difficiles.
  • Pour toute personne vivant des situations personnelles, sportives, relationnelles ou professionnelles/scolaires difficiles.

Ces entretiens se font dans le cadre de la confidentialité et avec une écoute et des interactions bienveillantes. La psychologue clinicienne du sport se fait écho de la parole et du désir de l’athlète, le plaçant au centre de la démarche et dans le respect de sa singularité et de sa globalité.

L’entretien peut être sollicité à titre préventif, à visée de performance ou à visée thérapeutique.

Le développement des capacités introspectives (connaissance de soi) qui s’opère lors du suivi psychologique, permet d’identifier puis d’apaiser la problématique réelle et d’améliorer indirectement les performances sportives.

L’avis de Teddy RINER :

Teddy Riner, le judoka français le plus titré de sa discipline, est lui-même accompagné par une psychologue depuis ses 14 ans.

La psychologue de Teddy Riner raconte « Mettre des mots permet de mettre à distance la difficulté. »

Paulette Fouillet explique. « À travers cette relation, Teddy a trouvé un équilibre et un repère. La quête d’un titre olympique passe aussi par des compétences extra-sportives. Les champions ne sont pas des machines. Il faut du temps et de l’écoute pour extraire la pépite. »

Interview complète sur: ledjj

Teddy Riner, dans une interview de Raphaëlle Elkrief, parle de son suivi psychologique qui : « m’aide à instaurer une bonne hygiène de vie, à gérer la pression, à solidifier mon mental. Quand on est sportif de haut niveau, il vous arrive énormément de choses à un très jeune âge. Des événements qu’il faut apprendre à gérer ».

R.Elkrief : Vous sous-entendez qu’il faudrait des psys pour s’occuper de tous les sportifs de haut niveau ?

Je n’arrête pas de le dire ! On a besoin d’avocats pour gérer nos contrats, et de psys pour le mental. Je vois plein de sportifs qui sont les meilleurs à l’entraînement et qui se décomposent en compétition à cause de la pression. Je me tue à leur dire que tout ça est psychologique. […] On est bourrés de tabous, il faut arrêter le faux complexe avec les psys. On s’entraîne pour quelque chose, on a besoin d’être soutenus. Dans les équipes étrangères, les psys font partie intégrante du staff. »

Interview complète sur: grazia

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